Checklist pour
bien écrire sur le web

 

Cette liste de bonnes pratiques à l'attention du rédacteur web s'inspire des études en matière d'expérience utilisateur.

Sommaire de l'article :

  1. Les titres
  2. Les introductions
  3. Le contenu des articles
  4. Les liens
  5. Les images

1. Les titres

1. Prévoir impérativement un titre pour chaque page.

Le titre sera :

2. Court
Entre 4 et 10 mots.
Idéalement, le titre devrait tenir sur une seule ligne.
Éliminez tous adjectifs, prépositions et adverbes non indispensables.

3. Visible
Utilisez une taille de caractère supérieure à celle du corps du texte.
Proscrivez les italiques, le souligné ou les majuscules.
Placez le titre au-dessus de la zone centrale de la page.
Balisez le titre <h1> pour les moteurs de recherche.

4. Explicite
Utilisez un vocabulaire compréhensible par le public visé.
Décrivez le sujet et la valeur ajoutée de l'article (anticipation du contenu).
Rejetez les acronymes et autres sigles qui exigent un décodeur.

5. Accrocheur
Invitez à la lecture du contenu, à condition de rester explicite.
Vérifiez si une phrase avec un verbe ne rend pas le titre plus dynamique.
Envisagez les titres sous forme de questions.

6. Simple
Évitez les effets rhétoriques, les jeux de mots, la ponctuation exclamative, l'emphase promotionnelle exagérée.

7. Contenant des mots clés
Les moteurs de recherche tiennent fortement compte du contenu des titres pour indexer les pages web.
Réutilisez ces mots clés sans exagération dans le corps du texte pour renforcer la cohérence du message.

8. Ayant une signification autonome
Le titre est susceptible d'être repris dans un sommaire interactif. Par le biais d'un moteur de recherche, les internautes peuvent atterrir directement sur la page ; ils devraient pouvoir en comprendre immédiatement la portée.

9. Dont les premiers mots sont porteurs. Les 11 premiers caractères impactent la première fixation oculaire et Google donne beaucoup de poids aux deux ou trois premiers mots des titres.

2. Les introductions

10. Limitez l'accroche à un seul paragraphe, court. Pour vos chapeaux, nous conseillons de ne pas dépasser 50 mots.

11. Utilisez la mise en gras ou un fond de couleur distinct pour mettre le chapô en évidence. Jamais le souligné ni les italiques.

12. Résumez l'essentiel de l'information.
L'accroche doit pouvoir être lue comme une "brève".
À elle seule, elle constitue la base de l'information. Le reste de l'article ne fait qu'apporter plus de détails.
Pour vous aider à résumer l'info, appliquez la technique des "5 W" qui conduit à répondre aux 5 questions de base que se pose le lecteur : Who ? What ? When ? Where ? Why ?. Autrement dit : qui est concerné ? quelle est la nouvelle, de quoi est-il question ? quand cela s'est-il produit ou quand cela va-t-il se produire ? où ? pourquoi ?

13. Droit au but : évitez d'introduire un sujet par un texte d'accueil protocolaire ou par des précautions d'usage. Appliquez le principe de la « pyramide inversée » qui veut que l'on commence par l'essentiel, pour aller ensuite vers le détail et vers la nuance.

3. Le contenu des articles

14. Utilisez les paragraphes pour découper l'information.

15. Consacrez une seule idée par paragraphe, qui apparaîtra dans la première phrase du paragraphe.

16. Utilisez des encadrés si le contenu le permet : chiffres clés, citations, ressources, etc. La mise en page et la richesse perçue de l'article s'en trouveront renforcées.

17. Utilisez des intertitres, surtout dans les textes longs. Ils améliorent le balayage de l'article, relancent l'attention sous la ligne de flottaison et font ressortir sa structure.

18. Limitez la longueur de la page : entre 500 et 4 000 caractères si possible. Si vos propos nécessitent plus de longueur, envisagez la possibilité de découper le contenu sous forme de mini dossier. Notez qu'une longue page peut s'avérer efficace si vous parvenez à la structurer au départ d'un sommaire.

19. Graissez les mots clés, comme nous le faisons dans l'article que vous êtes en train de lire. Mais n'abusez pas de cette technique. Elle peut rapidement devenir lourde et chaotique.

20. Utilisez les listes à puces ou numérotées pour vos énumérations. Elles donnent du relief à la page et améliorent la lisibilité.

21. Rédigez des phrases courtes (15-20 mots en moyenne), au vocabulaire et au style simple, concret, direct, et concis.

22. Rédigez des phrases simples :

23. Évitez le jargon juridique, administratif ou commercial. Sauf si vous vous adressez à une audience qui recherche ce jargon.

24. Refusez les acronymes et autres abréviations « non universelles », à moins de les avoir explicités dès le début du texte.

25. Adaptez le ton à votre cible et maintenez un ton cohérent. Ne passez pas, par exemple du ton impersonnel au ton personnel.

26. Utilisez des repères temporels absolus ("en décembre 2004" plutôt que "le mois prochain") pour assurer la pérennité de votre contenu.

27. Évitez les repères spatiaux propres au papier ("voir plus loin", "ci-dessous", "susmentionné", "à la page 28"). Ces repères sont étrangers à la navigation hypertextuelle. Pour les mêmes raisons, n'utilisez pas de notes de bas de page.

4. Les liens

28. Limitez le nombre de liens dans les pages :

29. Regroupez les liens au bas des articles plutôt que de les intégrer dans le corps même du texte, car ils constituent une distraction et une incitation à la digression.

30. Rédigez des liens explicites, donnant une idée précise de vers quoi ils mènent.
Évitez les liens du genre "cliquez ici", "next page". Préférez les liens ciblés aux liens trop génériques. Vous rendrez un meilleur service aux utilisateurs.

31. Privilégiez les liens de 3 à 6 mots, ni trop courts (ce qui les rend peu visibles ou peu explicites), ni trop longs (ce qui empêche leur compréhension immédiate). N'hésitez pas à placer le lien sur plusieurs mots, mais jamais sur un paragraphe entier.

32. Évitez les liens redondants au sein d'une même page, qui donnent accès au même contenu.

33. Faites correspondre vos liens avec le titre de la page cible. À l'atterrissage sur une page, les utilisateurs aiment retrouver une étroite correspondance entre le titre de la page et le lien sur lequel ils viennent de cliquer.

34. Placez des mots clés dans vos liens. Ils permettront un référencement pertinent de la page cible.

35. Vos liens doivent pouvoir être clairement différenciés, surtout lorsqu'ils sont contigus. Par exemple, ne faites pas se côtoyer un lien "Nouveautés" et un lien "Actualités"... ou rendez-les plus explicites... "Nouveautés sur le site" et "Communiqués de presse".

36. Utilisez de préférence les couleurs standards (bleu pour les liens non visités et pourpre pour les liens visités). Dans tous les cas, utilisez des couleurs différentes pour les liens visités et non visités.

37. Soulignez les liens dans le corps de texte. Il n'en va pas de même pour les liens contenus dans l'interface de navigation, lorsque le design graphique rend le caractère interactif évident.

38. Ne soulignez jamais du texte non interactif. Même en papier, le soulignement n'est pas un procédé typographique recommandé pour mettre en évidence les titres ou éléments de contenu importants. Mieux vaut jouer sur la taille des caractères ou la graisse.

39. Évitez que les liens internes ouvrent une nouvelle fenêtre. Pour les liens externes, il y a deux écoles, à vous de choisir. Les fichiers PDF volumineux peuvent être ouverts dans une fenêtre distincte (ce qui permet à l'utilisateur d'interrompre plus facilement le téléchargement s'il s'avère trop lent).

40. Mentionnez le format des documents lorsque vous aiguillez vers autre chose qu'une simple page HTML : PDF, Word, Excel... Indiquez le poids si le fichier est lourd.

41. Prévoyez une alternative texte aux médias image et vidéo.

5. Les images

42. Associez un texte alternatif à vos images. Il s'agit d'un équivalent textuel, descriptif et concis. Nous vous conseillons de ne pas dépasser 250 caractères. Le texte alternatif renforce votre référencement et améliore l'accessibilité de votre site web, notamment par les personnes mal voyantes.

43. Privilégiez les images à caractère informatif. Une infographie, un schéma, une photographie prise en situation réelle, valent cent fois mieux qu'un visuel pompé d'une banque d'images clichées au statut uniquement décoratif.

44. Prévoyez une légende, concise, qui donne du sens à l'image, chaque fois que c'est possible. Le taux d'attention sur l'image en sera renforcé.

 

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Pour aller plus loin :

 

Auteur : Jean–Marc Hardy

Formation Google Analytics - Paris 2014

 

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